Les enjeux

Vus souvent comme de simples espaces d’agréments, les Jardins botaniques sont des acteurs clés, tant pour la conservation des plantes et de leurs ressources génétiques que pour la recherche (incluant notamment la systématique, soit l’art de nommer et de décrire les plantes, et la taxonomie, l’art de classer les plantes) et l’éducation. En s’inscrivant clairement dans la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes (GSPC) 2011-2020 de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, ils sont de fait activement engagés dans la résolution des défis environnementaux majeurs pour et avec la société.

Les Instituts de botanique se sont aujourd’hui dotés des outils informatiques nécessaires à la gestion de leurs collections : logiciels commerciaux dédiés, logiciels non commerciaux dédiés ou encore utilisation de systèmes de gestion de bases de données non dédiés (y compris tableurs). Aucune de ces solutions ne répond aujourd’hui à l’ensemble des besoins considérés comme fondamentaux par bon nombre des Jardins botaniques, à savoir : disposer d’une application pérenne, fiable et robuste, dans leur propre langue, accessible depuis n’importe où, évolutive et facilement adaptable, permettant le partage, l’interprétation, la mise en valeur et la diffusion de l’information et à des coûts raisonnables.

Pourquoi développer un nouvel outil ?

La synthèse des besoins exprimés par les Instituts de botanique démontre que les outils existants ne couvrent pas l’ensemble de leurs besoins et ne répondent pas à l’exigence fondamentale de connectivité et de compatibilité nécessaires au partage de l’information entre Jardins botaniques.

Partant d’une expérience de plus de 20 ans dans le domaine des systèmes d’information, et face à la nécessité absolue de remplacer leur propre système de gestion, les Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève (CJB) ont pris l’initiative de s’engager dans le développement d’un nouvel outil, baptisé Botalista, répondant à l’ensemble des besoins exprimés, qui sera déposé dans le monde des logiciels libres (« open source ») ; le code sera donc libre d’utilisation.

Autour de Botalista se mettra en place une communauté d’Instituts de botanique qui pourront alors partager plus aisément leurs données et leurs expériences.

Les points forts de Botalista

La communauté Botalista aujourd’hui

Planification 2019 – 2023

Il est planifié de terminer les développements du projet Botalista fin 2023, selon le calendrier suivant :

  • outil de gestion d’un Index seminum (BOTA-IS) – 2019
  • outil de gestion d’une banque de semences (BOTA-BS) – 2020
  • outil de gestion documentaire (BOTA-DOC) – 2020
  • Botalista Datashare Center - 2020
  • outil de gestion des herbiers et des échantillons (BOTA-PAR, BOTA-HER, BOTA-EXC) – 2021
  • module « Mobilité » - 2021
  • outil de gestion des flores – 2022
  • outil de diffusion publique (BOTAVISTA) - 2023

Contact

Projet Botalista
Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
1 ch. de l'Impératrice
CP71
CH -1292 Chambésy (GE)

Raoul Palese
Responsable de projet aux Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
raoul.palese@ville-ge.ch
+41 22 418 52 20

Cyril Boillat
Architecte logiciel en chef et chef de produit Botalista aux Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
cyril.boillat@ville-ge.ch

Laurent Kneubuhl
Informaticien de gestion aux Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
laurent.kneubuhl@ville-ge.ch